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TEXTES PIRATES !

Vendredi 17 juin 5 17 /06 /Juin 00:00
Reprise d'un article d'ALIX HEINIGER ET FRÉDÉRIC DESHUSSES
Paru le 28/08/04 dans le journal d'opinion suisse LE COURRIER.CH

HISTOIRE - Profiter d'un territoire vierge pour y vivre hors des lois de son époque; écumer les mers pour dévaliser les navires de commerce... La piraterie serait-elle une utopie pour aujourd'hui? L'exemple de la république pirate de Salé au XVIIe siècle et des «Zones autonomes temporaires» actuelles. Sabre au clair, chapeau à plume, perroquet sur l'épaule, un crochet pour main gauche, le pirate est un personnage central de l'imaginaire utopique. L'utopie pirate, véritable genre littéraire dès le XVIIe siècle, présente une image inversée des monarchies absolues qui se construisent en Europe à la même époque. Réelle ou fantasmée, la communauté pirate est égalitaire et démocratique, tandis que les monarchies sont des sociétés d'ordre fondées sur le droit divin et l'hérédité. Les pirates occupent des espaces hors de l'autorité d'un souverain et vivent sous leurs propres lois.

Alors qu'en Europe, bourgeois et marchands font peu à peu du travail une vertu cardinale, les pirates jouissent des butins accumulés.Ils livrent également une guerre navale aux puissances maritimes, puisque chaque navire pillé représente en mer l'autorité des souverains.

Amener le pavillon britannique et hisser le pavillon noir, c'est conquérir un peu du royaume. De Daniel Defoe à R. L. Stevenson en passant par Marivaux, les îles désertes et les naufrages sont une invitation à faire table rase d'une société aux règles oppressantes pour construire une vie parfaite, en harmonie avec l'ordre naturel.


Qu'en était-il en réalité? Premier constat, on sait bien peu de choses des sociétés pirates. A l'exception des mémoires d'Alexandre Oexmelin, un médecin hollandais qui fit plusieurs séjours sur l'Ile de la Tortue, on ne dispose pas d'autobiographie de pirate. Sources judiciaires et chroniqueurs contemporains s'accordent quant à eux sur un point: les pirates finissent toujours sur la potence


Nombre de récits sonnent alors comme d'effrayants avertissements à ceux qui seraient tentés de rejoindre la flibuste.

RÉPUBLIQUE PIRATE À SALÉ
L'essayiste Peter Lamborn Wilson, également connu sous le pseudonyme d'Hakim Bey, a consacré un ouvrage, intitulé Utopies pirates, à la «république pirate de Salé». Il y met en évidence quelques traits distinctifs de cette ville située à l'emplacement actuel de Rabbat, sur la côte atlantique du Maroc.

La cité connaît son apogée entre 1614 et 1640 environ. A lire Wilson, il semble que les pirates de Salé se recrutaient principalement parmi les musulmans andalous qui fuyaient les persécutions religieuses espagnoles, ou parmi les marins des navires arraisonnés, qui acceptaient d'abjurer la foi chrétienne et d'embrasser l'islam pour s'engager dans la flibuste. Il était de coutume en effet que les pirates laissent le choix aux équipages vaincus d'être débarqués sur la terre la plus proche, d'être passés par le fil de l'épée ou de s'engager avec eux dans la course. Nul doute qu'on n'hésitait pas longtemps entre les conditions de vie déplorables de la marine marchande du XVIIe et la grande aventure pirate...


L'exemple du hollandais Jan Jansz, dont Wilson détaille la biographie, est emblématique. Capturé en 1618 par des pirates, il est converti à Alger et s'installe l'année suivante à Salé. Il devient même gouverneur de la ville en 1624, sous le nom de Mourad Raïs. Lors d'une escale en Hollande, sa femme, ses enfants et des parents des membres de l'équipage montent sur le bateau pour les convaincre d'abandonner la piraterie, tentative qui se solde par un échec, puisque Jansz reprend la mer avec plus d'hommes.

Au contraire d'autres cités corsaires du Magreb (Tunis, Alger), Salé était complètement indépendante de l'empire ottoman. Elle disposait d'une organisation politique autonome. Un gouverneur élu pour un an était secondé par un conseil de quatorze capitaines (Divan). Dix pour cent des butins rapportés par les pirates revenaient à cette autorité locale: l'armateur et l'équipage se partageaient le reste.


L'existence d'un impôt et d'institutions politiques tranche avec la vision utopique de sociétés pirates anarchiques. Wilson l'explique ainsi: «Les pirates de Salé acceptaient à l'évidence une forme de gouvernement républicain (et la taxe de 10%) dans le but de sauvegarder leurs libertés sur des bases permanentes.» Ici encore, les pirates prennent à contre-pied l'Europe absolutiste: alors qu'en France, en Espagne ou en Angleterre se développent des Etats modernes aux territoires vastes et de plus en plus centralisés, les pirates de Salé ressuscitent un modèle républicain proche de celui des villes italiennes du Moyen Age.

UNE HISTOIRE PIRATÉE
L'historiographie marxiste voit chez les pirates – comme chez les brigands – les prémisses d'un esprit révolutionnaire dépourvu de conscience de classe, des révolutionnaires individualistes en quelque sorte. D'autres historiens insistent sur le fait que les pirates vivent en parasites de l'économie capitaliste qui se développerait en premier lieu sur les mers.
Les sources sont si pauvres ou si biaisées que l'histoire des pirates fait la part belle à l'interprétation, à l'idéologie, voire au fantasme. Pour Peter Lamborn Wilson, le travail historique autour de la république pirate de Salé est lié à des réflexions plus brûlantes sur l'autonomie dans la société marchande actuelle (lire ci-dessous). L'écriture de l'histoire devient alors un moyen de fonder, dans le passé, des utopies contemporaines.



POUR VIVRE LIBRE, VIVONS CACHES
Historien de la republique  pirate de Salé, Hakim Bey, alias Peter Lamborn Wilson, est également l'inventeur de l'insaisissable concept de Zone autonome temporaire (TAZ, en anglais Temporary autonomous zone). Dans TAZ, publié à New York en 1991, l'essayiste tente de décrire le phénomène de la TAZ. Il s'agit d'un espace que s'approprie un groupe de manière autonome, hors de toute contrainte sociale. La Zone autonome temporaire est éphémère et ne peut donner lieu à une répression puisqu'elle disparaît aussitôt découverte. L'objectif des autonomistes temporaires n'est pas la révolution, que Hakim Bey décrit comme un début de totalitarisme, mais plutôt la jouissance d'un espace donné pour un temps donné.

«PARTIS POUR CROATAN»
L'essai n'est pas un manuel du petit autonomiste: Bey envisage son texte comme un repérage de moments ou d'espaces passés ou présents qu'il qualifie de zones autonomes temporaires. Ainsi, Hakim Bey rappelle l'existence d'une expérience alternative de la colonisation britannique du Nouveau Monde. Pour certains occultistes anglais du XVIe siècle en effet, le départ vers le Nouveau Monde représentait un moyen de revenir à un état de nature envisagé comme un retour à l'Eden.

Là où leurs contemporains virent une disparition pure et simple en un lieu mythique ou un massacre par les autochtones, Hakim Bey repère l'absorption des premiers colons par «une tribu voisine d'indiens amicaux» nommée Croatan. Devant l'opportunité d'abandonner les contraintes de la société occidentale, l'homme blanc aurait choisi d'épouser un état que ses contemporains assimileraient au chaos. Voilà pour la première Zone autonome temporaire de l'histoire. Les utopies pirates sont également lues par Bey comme des TAZ: «Certaines de ces îles abritaient des «communautés intentionnelles», des micros-sociétés vivant délibérément hors la loi et bien déterminées à le rester ne fusse que pour une vie brève, mais joyeuse.»

Plus proche de nous, Hakim Bey envisage Internet comme un espace propre au développement de Zones autonomes temporaires. Bey développe une distinction entre Web et Net, dans laquelle le Net est la partie officielle et hiérarchisée du réseau et le Web une sorte de «contre-Net», champ libre pour le développement de Zones autonomes temporaires.

Le Web apparaît alors comme une nouvelle forme de territoire à conquérir dont les dimensions, contrairement à la géographie terrestre, sont infinies. Parallèlement au concept de TAZ, Bey définit une théorie du refus qu'il ne veut pas nihiliste. Il expose à cet effet des exemple de «refus de...» qui ne sont pas des abandons, des défaites. Ainsi, refuser l'école n'est pas renoncer à apprendre, mais choisir d'apprendre de façon autonome.


La TAZ n'est pas un acte de refus spectaculaire, mais une disparition des réseaux en vue, officiels, à la recherche de plus de liberté. La Zone autonome temporaire semble être une utopie à la portée de chacun, pour autant qu'on accepte d'y renoncer dès lors qu'elle est connue. AHr/FDs .



Par arturo bandini - Publié dans : TEXTES PIRATES !
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Jeudi 16 juin 4 16 /06 /Juin 00:00

 Reprise de: http://kollectiftp.lautre.net/autogestion/utopies.htm  :: textes pirate ::

  UTOPIES PIRATES
L'image des boucaniers et autres écumeurs des mers que nous avons en tête relève plus du folklore que de la véritable histoire. Car malgré toutes les recherches effectuées au cours des siècles, il faut bien se rendre à l'évidence que l'on en sait relativement peu sur la vie quotidienne de ces flibustiers. Mais on en connaît suffisamment sur leurs îles-repaires, - où ils jouissaient d'une existence libre et peu austère -, pour comprendre que des zones d'autonomie temporaires existaient dès le XVè eme siècle.



Ces enclaves pirates cherchaient essentiellement à échapper à toutes formes de contrôle et d'autorité étatiques, et pour y parvenir à long terme, les individus qui s'y installèrent créèrent de nouvelles formes expérimentales de société.

Des endroits (régions entières, citadelles, îles, ports...) se trouvèrent ainsi dénués de toutes contraintes hiérarchiques, et beaucoup adoptèrent même des fonctionnements relativement démocratiques, voire quasi libertaire, en tout cas pour l'époque.
Grâce à une relative clandestinité, les pirates réussirent à établir au fil des siècles un réseau d'échanges totalement mouvant et (plus ou moins) solidaire, dont les multiples enclaves servaient aussi bien de lieux de repos et de plaisirs que de lieux de troc/commerce, ou même de port de réparation pour les bateaux.

Ainsi, entre le XVème et le XIXème siècle, la piraterie connue une période d'apogée.
Principalement, parce que la navigation s'était considérablement développée, tout comme les cartes et les instruments de navigation, l'armement, les conquêtes coloniales... Mais la piraterie de haute mer s'est depuis largement évaporée, pour prendre de nouvelles formes, comme par exemple en Asie, où le transport par voies fluviales d'opiacés, d'alcool, de tabac, de prostituées, d'armes et d'autres choses encore font les beaux jours despirates du Mekon

ORGANISATION DES PIRATES

Les activités maritimes des pirates se résumaient essentiellement à l'abordage et au pillage des bateaux transportants des cargaisons toujours précieuses : pierres et métaux rares, bijoux, tissus, armes, esclaves, personnes rançonnables, épices, alcools, nourriture...

Mais bien évidemment, l'aventure en mer à toujours ses revers : tempêtes, scorbut, dérive, abordage, coulage... Et la vie à bord pouvant parfois devenir monotone lors des longs voyages sans saccages ni pillages, - ce qui était relativement rare - , les pirates veillaient toujours à satisfaire leurs plaisirs. C'est pourquoi certains bateaux, surtout mauresques, ressemblaient à de véritables palais des délices (alcools, musique, sexualité libre, cuisiniers...).

Mais, soyons clairs, les bateaux pirates, vaisseaux de guerre voués à des abordages brutaux et sanglants, n'étaient ni des Club Merde ®, ni des havres pacifiques. Leurs équipages se soustrayant à l'autorité royale par leurs actes, ceux-ci savaient pertinemment que s'ils étaient vaincus par des équipages corsaires ou royaux, ils risquaient la pendaison, les galères, les culs de basses fosses ou autres délices du genre, et avaient donc tous intérêts à s'organiser de manière efficace. Pour la plupart des pirates, l'organisation se différenciait justement de celles des corsaires, (ces mercenaires mandatés, grâce à une "lettre de course", par les états et royaumes).

En effet, il semble qu'au sein de l'organisation pirate (qui était évidemment spécifique à chaque équipage ou "bastion pirate"), régnait un minimum d'égalité. Certains "capitaines" d'ailleurs, comme Misson, fondateur de Libertalia, proposait aux équipages des bateaux abordés de le rejoindre dans la piraterie ou d'être déposés sur une île avec des vivre, dans l'attente du passage - hypothétique - d'un navire. (Il va sans dire que beaucoup de marins le rejoignaient)
.

(2) Les rénégados, ainsi nommait-on les chrétiens européens convertis à l'islam, de gré (aventuriers, marins, anciens corsaires...) ou de force (esclave affranchis, enfants ou adultes rançonnés, marins captifs..)
L'absence de châtiments corporels à bord de nombreux bateaux est également un fait notable pour l'époque. Mais l'aspect non négligeable pour ces aventuriers restait le partage du butin. Les capitaines pirates touchaient généralement jusqu'à deux parts, les hommes d'équipages, une part, et tout non-combattant (cuisinier, musicien…) une demie part ou trois quarts de parts.

A titre indicatif, un capitaine corsaire pouvait percevoir 40 fois la part d'un homme d'équipage. Hormis Mary Read ou Anne Bonny, il y eut semble-t-il assez peu de femmes pirates. D'une part dans les enclaves musulmanes cela était absolument impossible, d'autre part en Europe catholique cela ne l'était
guère plus. A cette période les femmes constituaient surtout une "marchandise" très enrichissante en tant qu'esclave, prostituée...




Les principales enclaves
étaient soit tenues par des pirates musulmans et des renegados (2) (Tunis, Alger, Tripoli), soit par des marins de toutes nationalités et religions (la Tortue, Hispaniola, Libertalia). Mais un seul état pirate fut recensé, la république du Bou Regreg dont l'apogée s'acheva au XVIIème siècle. Ce port marocain s'appelait aussi Salé (ou Rabat-Salé).

Il était morcelé en trois zones de tensions et de commerces distinctes, et ne constituait pas à proprement dit une enclave pirate, mais bel et bien un "état pirate". Ce qui implique que la flotte appartenait au divan (gouvernement qui prélevait environ 10% du butin), mais n'empêchait nullement l'équipage de percevoir 45% du butin à se partager. Les impôts prélevés à Salé restaient dans la ville, alors que ceux prélevés à Alger par exemple, étaient destinés aux caisses de l'Empire Ottoman.

Autre point intéressant, le divan et le gouverneur-amiral étaient élus, et pouvaient être révoqués chaque année dès qu'ils cessaient de défendre les intérêts du peuple. Quelque chose d'inimaginable en Europe à la même époque.

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Par arturo bandini - Publié dans : TEXTES PIRATES !
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