ATTENTION : esprit pirate ne veux pas dire methode pirate;ici, pas d'incitation aux actes illégaux



VIVONS HEUREUX, VIVONS CACHES...


 
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Pourquoi ce blog ?



Voila,
L'idée du blog en question, c'est qu'il est possible, dans une certaine mesure, d'appliquer cette pensée pirate - ici et maintenant - Dans notre société libre démocratique, richissime et consummériste...
Ce blog ne prone pas la révolution ou la fin du capitalisme. A l'instar des pirates qui à leur époque ne souhaitent pas la fin des empires. Et pour cause, c'était leurs principales sources de revenus !


Utopie Pirate est un espace citoyen invitant à la solidarité en réaction au monde "tout marchand".

Parce que c'est pas les multinationales, les banquiers ou les politiques qui feront notre bonheur à notre place. Il convient de faire jouer entre nous les principes d'echanges
(trocs, SEL,recyclage et autres)
qui permettront a notre libre et joyeuse sociéte pirate de faire un peu la nique à ce systeme
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   "mon île de la Tortue"...
Cordialement, Arturo
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Jeudi 16 juin 2005

 Reprise de: http://kollectiftp.lautre.net/autogestion/utopies.htm  :: textes pirate ::

  UTOPIES PIRATES
L'image des boucaniers et autres écumeurs des mers que nous avons en tête relève plus du folklore que de la véritable histoire. Car malgré toutes les recherches effectuées au cours des siècles, il faut bien se rendre à l'évidence que l'on en sait relativement peu sur la vie quotidienne de ces flibustiers. Mais on en connaît suffisamment sur leurs îles-repaires, - où ils jouissaient d'une existence libre et peu austère -, pour comprendre que des zones d'autonomie temporaires existaient dès le XVè eme siècle.



Ces enclaves pirates cherchaient essentiellement à échapper à toutes formes de contrôle et d'autorité étatiques, et pour y parvenir à long terme, les individus qui s'y installèrent créèrent de nouvelles formes expérimentales de société.

Des endroits (régions entières, citadelles, îles, ports...) se trouvèrent ainsi dénués de toutes contraintes hiérarchiques, et beaucoup adoptèrent même des fonctionnements relativement démocratiques, voire quasi libertaire, en tout cas pour l'époque.
Grâce à une relative clandestinité, les pirates réussirent à établir au fil des siècles un réseau d'échanges totalement mouvant et (plus ou moins) solidaire, dont les multiples enclaves servaient aussi bien de lieux de repos et de plaisirs que de lieux de troc/commerce, ou même de port de réparation pour les bateaux.

Ainsi, entre le XVème et le XIXème siècle, la piraterie connue une période d'apogée.
Principalement, parce que la navigation s'était considérablement développée, tout comme les cartes et les instruments de navigation, l'armement, les conquêtes coloniales... Mais la piraterie de haute mer s'est depuis largement évaporée, pour prendre de nouvelles formes, comme par exemple en Asie, où le transport par voies fluviales d'opiacés, d'alcool, de tabac, de prostituées, d'armes et d'autres choses encore font les beaux jours despirates du Mekon

ORGANISATION DES PIRATES

Les activités maritimes des pirates se résumaient essentiellement à l'abordage et au pillage des bateaux transportants des cargaisons toujours précieuses : pierres et métaux rares, bijoux, tissus, armes, esclaves, personnes rançonnables, épices, alcools, nourriture...

Mais bien évidemment, l'aventure en mer à toujours ses revers : tempêtes, scorbut, dérive, abordage, coulage... Et la vie à bord pouvant parfois devenir monotone lors des longs voyages sans saccages ni pillages, - ce qui était relativement rare - , les pirates veillaient toujours à satisfaire leurs plaisirs. C'est pourquoi certains bateaux, surtout mauresques, ressemblaient à de véritables palais des délices (alcools, musique, sexualité libre, cuisiniers...).

Mais, soyons clairs, les bateaux pirates, vaisseaux de guerre voués à des abordages brutaux et sanglants, n'étaient ni des Club Merde ®, ni des havres pacifiques. Leurs équipages se soustrayant à l'autorité royale par leurs actes, ceux-ci savaient pertinemment que s'ils étaient vaincus par des équipages corsaires ou royaux, ils risquaient la pendaison, les galères, les culs de basses fosses ou autres délices du genre, et avaient donc tous intérêts à s'organiser de manière efficace. Pour la plupart des pirates, l'organisation se différenciait justement de celles des corsaires, (ces mercenaires mandatés, grâce à une "lettre de course", par les états et royaumes).

En effet, il semble qu'au sein de l'organisation pirate (qui était évidemment spécifique à chaque équipage ou "bastion pirate"), régnait un minimum d'égalité. Certains "capitaines" d'ailleurs, comme Misson, fondateur de Libertalia, proposait aux équipages des bateaux abordés de le rejoindre dans la piraterie ou d'être déposés sur une île avec des vivre, dans l'attente du passage - hypothétique - d'un navire. (Il va sans dire que beaucoup de marins le rejoignaient)
.

(2) Les rénégados, ainsi nommait-on les chrétiens européens convertis à l'islam, de gré (aventuriers, marins, anciens corsaires...) ou de force (esclave affranchis, enfants ou adultes rançonnés, marins captifs..)
L'absence de châtiments corporels à bord de nombreux bateaux est également un fait notable pour l'époque. Mais l'aspect non négligeable pour ces aventuriers restait le partage du butin. Les capitaines pirates touchaient généralement jusqu'à deux parts, les hommes d'équipages, une part, et tout non-combattant (cuisinier, musicien…) une demie part ou trois quarts de parts.

A titre indicatif, un capitaine corsaire pouvait percevoir 40 fois la part d'un homme d'équipage. Hormis Mary Read ou Anne Bonny, il y eut semble-t-il assez peu de femmes pirates. D'une part dans les enclaves musulmanes cela était absolument impossible, d'autre part en Europe catholique cela ne l'était
guère plus. A cette période les femmes constituaient surtout une "marchandise" très enrichissante en tant qu'esclave, prostituée...




Les principales enclaves
étaient soit tenues par des pirates musulmans et des renegados (2) (Tunis, Alger, Tripoli), soit par des marins de toutes nationalités et religions (la Tortue, Hispaniola, Libertalia). Mais un seul état pirate fut recensé, la république du Bou Regreg dont l'apogée s'acheva au XVIIème siècle. Ce port marocain s'appelait aussi Salé (ou Rabat-Salé).

Il était morcelé en trois zones de tensions et de commerces distinctes, et ne constituait pas à proprement dit une enclave pirate, mais bel et bien un "état pirate". Ce qui implique que la flotte appartenait au divan (gouvernement qui prélevait environ 10% du butin), mais n'empêchait nullement l'équipage de percevoir 45% du butin à se partager. Les impôts prélevés à Salé restaient dans la ville, alors que ceux prélevés à Alger par exemple, étaient destinés aux caisses de l'Empire Ottoman.

Autre point intéressant, le divan et le gouverneur-amiral étaient élus, et pouvaient être révoqués chaque année dès qu'ils cessaient de défendre les intérêts du peuple. Quelque chose d'inimaginable en Europe à la même époque.

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par arturo bandini publié dans : TEXTES PIRATES !
 

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